Samedi 18 octobre 2014 — Dernier ajout lundi 20 octobre 2014

Bénédiction de la première pierre

Monseigneur MARCEAU - Évêque de Nice - a béni la première pierre de l’internat filles.

Monseigneur Marceau et Philippe PANARELLO - Directeur Diocésain
Monseigneur Marceau et Philippe PANARELLO - Directeur Diocésain

Don Bosco a toujours eu un internat garçons sur Nice depuis sa création en 1875.
Dans les années 90, le conseil d’administration s’est posé la question de fermer cette structure. La mise en place des classes à horaires aménagées et la création de formations spécifiques au niveau du lycée professionnel à relancer la demande. De plus, face à la situation de certaines familles, l’internat est une bonne solution éducative qui répond aux attentes des jeunes et de leurs parents.
C’est pourquoi nous avons rénové cette année l’internat garçons qui sera inauguré en janvier prochain.
Sur Nice, il existait plusieurs internats de jeunes filles par le passé dans l’enseignement catholique (Blanche de Castille, Marie Clothilde, …). Sur le boulevard Carabacel, la Maison Blanche [1]
abritait un foyer de jeunes filles créé par le curé de la paroisse du Vœu pour des élèves venant de l’arrière-pays qui étaient scolarisées sur Nice. Cet établissement était la propriété de l’association Saint Jean Baptiste qui en assurait la gestion.
Cet immeuble a été fermé par la commission de sécurité pour non-conformité aux normes en vigueur pour les établissements recevant du public. L’association n’ayant pas les moyens humains et financiers de rénover cette maison, elle s’est rapprochée de la Fondation Don Bosco.
Le 5 mars 2010, un acte de fusion (un exemplaire a été scellé dans la première pierre) a été signé entre l’association Saint Jean Baptiste et la Fondation Don Bosco. Celle-ci s’est engagé à utiliser le fruit de la vente de Maison Blanche pour construire un internat de jeunes filles afin de continuer l’œuvre des fondateurs de l’association Saint Jean Baptiste

[1Parcelle au XIXe siècle des domaines du comte Blanchi d’Aiglun, le terrain de la Maison Blanche fut acquis en 1875 par Edouard Fischer, maître d’hôtel niçois, qui y ouvrit l’Hôtel Fisher, l’un des très nombreux hôtels longeant le boulevard Carabacel au XIXe. L’hôtel Fisher fut déclaré en faillite deux ans plus tard et vendu aux enchères publiques. Il devint l’hôtel Bristol qui fut équipé d’un chauffage central en 1886 : nombre des radiateurs en fonte d’époque servirent jusqu’à la fermeture de la Maison Blanche…

Monsieur Jean-Emile Bieckert acquit l’hôtel en 1909. Ses héritiers le vendirent en Octobre 1922 à l’Association Saint Jean-Baptiste : « Association pour la création et le développement des écoles et patronages catholiques dans la paroisse de Saint Jean-Baptiste ». L’acte de vente précisait l’objectif de l’opération : ouvrir une maison d’accueil pour jeunes étudiantes dénommée « La Maison Blanche ».

L’Association Saint Jean-Baptiste avait été constituée le 28 Octobre 1921, dans les locaux de l’hôtel Bristol, à l’initiative du Chanoine Porcier, curé de l’église du Vœu. Monsieur Allemand fut élu président et le père Porcier vice-président. Les chambres de l’ancien hôtel furent divisées en deux dans les années 1935-1936 pour doubler la capacité d’accueil.

La Maison Blanche, tenue par les Dominicaines de la Présentation de Toulouse de 1936 à 1978, accueillit durant la seconde guerre mondiale des pensionnaires du Lycée Calmette voisin. Durant ces heures tragiques, les religieuses y cachèrent des jeunes filles juives de très nombreux mois.

En 1963, le Chanoine Costamagna, Curé-doyen de Saint Jean-Baptiste, obtint du Préfet des Alpes-Maritimes une subvention de cinquante mille Francs lui permettant d’augmenter les capacités d’accueil en aménageant le troisième étage de la Maison Blanche la même année et en surélevant le bâtiment d’un étage en 1964.

Les religieuses quittèrent la Maison Blanche le 31 Juillet 1978. La maison Blanche devait poursuivre son œuvre d’accueil d’étudiantes majeures en étant toujours gérée par l’association Saint Jean-Baptiste jusqu’à sa fermeture en raison de sa vétusté et du coût trop élevé d’une réhabilitation.(Edgar PETIT)

Article Direct Nice 17 octobre Article Nice Matin 17 octobre Insertion du projet dans le site Monseigneur MARCEAU adresse un message d'Espérance aux jeunes Première pierre Monseigneur MARCEAU bénit la première pierre Monseigneur MARCEAU entouré par des élèves de cinquième Eric CIOTTI - Président du Conseil Général Monsieur AZINHEIRINHA - Adjoint au Maire Père BEYLOT - Président de la Fondation